Nairobi, la « Silicon Valley africaine » ?

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Du 1 au 5 août dernier, a eu lieu la seconde édition de la « Nairobi Innovation Week ». Depuis que le pays a décidé de se positionner en tête de l’innovation en Afrique, la technologie prend une importance croissante dans la capitale kenyane. Celle que l’on surnomme déjà la « Silicon Savannah » n’a donc pas fini de nous étonner.

 

Un pays qui voit grand

Avec une population de plus de 45 millions d’habitants, le Kenya accueille la plus grande implantation de multinationales informatiques du continent. Aux dernières nouvelles, elles pèseraient ensemble un peu plus d’un milliard de dollars, soit 2,5% du PIB…

Dans cette optique, le pays a lancé le projet « Konza city » : une ville entièrement dédiée aux nouvelles technologies, située à 70 km au sud de la capitale. Les travaux ont débuté au printemps 2015, avec un budget de 14,5 milliards de dollars.

A group of people in the city. A business environment, an office workplace. A young woman using a laptop computer on a desk.

Un modèle attractif

Le Kenya n’est pas un pays fermé ; il ne cesse de se nourrir des apports de l’étranger. Des jeunes entrepreneurs se sont même inspirés du modèle californien de la Silicon Valley pour permettre à des startups locales de pouvoir émerger sur le marché.

Muguti Djito, community manager chez I-Hub (un espace de travail partagé au cœur de la capitale), explique bien que le but est de créer « un espace positif pour l’entreprenariat ».   Et ça marche ! En effet, le succès de ce phénomène attire de plus en plus de gens. Des kenyans ayant vécu aux USA, en Australie, ou en Europe, reviennent en masse au pays. On commence même à parler de « Reaspora » (diaspora du retour).

Made in Africa

Untitled

 

Alors qu’habituellement les éléments sont produits dans les pays émergents pour être ensuite consommés dans les pays occidentaux, on assiste ici à un phénomène nouveau : la conception est entièrement africaine ! Les produits proposés sont locaux, et donc parfaitement adaptés au marché africain.

Malheureusement, mondialisation oblige, les composants viennent d’Asie.

Un défi pour l’avenir

Malgré toutes ces avancées, les innovations proposées par les startups ne peuvent pas encore bénéficier d’une production à grande échelle. Ce retard est dû à la faiblesse du tissu industriel. En effet, 75 % de la population active travaille dans l’agriculture, et le taux de chômage frôle toujours les 40%.

Cependant, il semble que le gouvernement kenyan s’est décidé depuis longtemps à prendre le problème à bras le corps en se dotant notamment d’un ministère des technologies de l’information. Depuis 2006, le pays est relié à l’internet haut-débit par des câbles sous-marins.

La clé du succès ? Un partenariat qui allie le secteur public et le secteur privé.

Mashini Chris

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